Et bien oui, aujourd’hui j’étais tranquille en allant fumer, pas de gendarme pour me dire d’aller plus loin, conseil des ministres oblige.
Non cette semaine pas de conseil, Nicolas (guess who) étant aux States. Notre président, s’envole alors qu’en France les dossiers sur le feu sont sur le point de déborder : grève de la poste, avancé de la grippe (houhahah)A et, et : le dossier Clearstream.
Débuté lundi, le petit scandale politico financier, avance sur les chapeaux de roues.
On en est au troisième jour, mais déjà beaucoup de rebondissement.
Je ne vais pas m’approfondir sur le procès en lui-même ( 1 : je ne suis pas bon en droit ; 2 : beaucoup l’on bien mieux expliqué que moi
), juste en garder les bons mots.
Lundi DDV (Dominique De Villepin) est arrivé au tribunal de grande instance de Paris accompagné de son épouse et de ses trois enfants, et des le début, a mis les pieds dans le plat en déclarant devant la nuée de journaliste : « Je refuse de croire qu’il y a en France des procès politiques. La justice est un bien précieux mais fragile. Je suis ici par la volonté d’un homme, je suis ici par l’acharnement d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J’en sortirai libre et blanchi, au nom du peuple français. »
Les images :
Et direct, les phrases assassines arrivent. Pierre Charon, conseiller de Nicolas Sarkozy de déclarer : « J’étais quand même consterné de voir Dominique Galouzeau de Villepin, flangardé (sic) de sa femme et de ses trois enfants insulter le Président de la République et confondre le Club Méditerranée, dont il est un adepte, avec la 11ème chambre correctionnelle. Il ne manquait plus que les palmes et la planche à voile ».
Le nom de Pierre Charon figurait avec celui de l’actuel chef de l’Etat sur les fausses listes de comptes bancaires de Clearstream envoyées en 2004 à un magistrat.
Et aussi de rajouter : « Ce n’est pas l’élection d’un Chippendale dont il s’agit. On peut être beau, grand et arrogant et perdre »
Ben oui, sinon Jean Sarkozy et Michael Vendetta seraient la aussi.
Et l’autre phrase qu’on va garder de ce début de procès ce sera : « Ne me parlez pas comme ça. Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher. »
Sauf que cette petite phrase n’est pas récente puisqu’elle figurait dans un entretien entre l’actuel président de la république et… son prédécesseur Jacques Chirac en 2005.
Bon tout cela est très marrant mais ce délire politico-médiatico-financier permet néanmoins déjà de se poser deux questions.
Un président de la république ne peut désormais plus être poursuivi devant la justice durant son mandat. OK. Sauf que le représentant de l’état Français est aussi le président du Conseil supérieur de la Magistrature.
La justice, dans ces conditions peut elle être totalement impartial ? C’est la question que pose (et on va en entendre reparler) Me Metzner avocat de DDV.
Jetez donc un coup d’œil à son intervention lors du grand journal de Canal + et observez le comportement de Christine Lagarde :
(on remerciera au passage nos amis russes)
Et aussi, rappelez vous de notre article sur Twitter et les élections. Le nouvel Obs a crée un compte sur lequel les journalistes dévoilent en direct (et 140 caractères) le suivi du procès : . Peut on ou doit on dévoiler ainsi l’intérieur d’une cours de Justice, alors que les médias audiovisuels n’y ont pas accès ?
Déjà certains s’inquietent de ce nouveau mode d’information qui pourrait mettre à mal le système économique de l’AFP qui envoie ses dépêches moyennant abonnement.
Quelle qu’en soit la fin, le procès Clearstream promet encore de grand moment de bravoure et de petites phrases. La question étant de savoir s’il accouchera d’une souris ou d’un Watergate ?
Bon allez, on se met une chanson bien dans l’esprit du duo qui s’affronte en justice :
A la semaine prochaine, et merci à Marion pour la musique ;)
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